Dia-D (Enregistrement /Embarcation 6h50 max, Départ 7h20)
4h00: le réveil sonne, nous ne l'entendons pas.
4h15: là normalement nous aurions du nous lever.
4h40: fin théorique du petit déjeuner.
5h00: heures précises, nous aurions du nous sentir propre et frais.
5h10: fin de la préparation des valises, mise en voiture et roule ma poule...
(horaire d'arrivée à Chihuahua 6h40)
5h38: j'ouvre (enfin) les yeux, regarde l´horloge.....LATUILENOUSOMMESALABOURRE.
5h38'27: je bouscule ma doud pour accélérer son réveil en douceur.
5h58: fin de la séance déjeunage, lavage,habillage,valisage....en route pour le triste record du monde Cuauhtemoc-Chihuahua areopuerto!!!!
Laissons nos deux héros dans la précipitation et prenons le temps de narrer les évènements.
Normalement, théoriquement, sagement, pour réaliser le trajet Cuauhtemoc-Chihuahua airport en moyenne, il vous sera préconisé de compter environ 1h30. Pour les plus rapides 1h15.
Pour nos héros inconscients, le trajet dura très précisément 47 minutes. 220 sur l'autoroute, 140 en ville. A peine réveillés, toujours plus ou moins somnolents. Quelle bande de crétins abrutis (ceux qui connaissent l'état des routes mexicaines apprécieront l'exploit et vous verrez, ils seront même capable de s'en vanter dans leur blog!!!)
Dans la précipitation, ils oublieront certains vêtements, et autres éléments de toilettage.
6h45: arrivée sur le parking de l'aéroport, course jusqu'au guichet d'enregistrement des bagages (bizarrement nous sommes les derniers!!!).
6h53: passage des postes de sécurité.
6h57: assis dans la salle d'embarquement, nous attendons l'autorisation de monter dans l'avion.
6h59: montée dans l'avion
Les 20 minutes d'attente avant le décolage nous ont permis de faire le point sur la situation.
Pourquoi n'avons nous pas entendu le réveil, qu'avions nous laissé à la maison, comment avions nous pu passer certains virages à 200km/h, heureusement que nous n'avions pas croisé de vache sur l'autoroute...Mais bon sang, nous étions dans l'avion pour New York (via Dallas) quel Pied! La tension diminuait, l'excitation arrivait.
Dallas Fortworth-New York La Guardian
Le vol se passa sans encombre. le bémol étant que nous voyagions avec American Airlines où le moindre petit amuse-bouche est payant (fumier de ricains!!!!)
Arrivée à Dallas. Nous passons récupérer nos bagages. Cette missions accomplie, nous nous dirigeâmes vers le poste de douanes. Marion avec sa naturelle et fausse décontraction, Moi avec ma phobie des services administratifs d'état et ma maladive perversion à tout vouloir préparer 3h à l'avance...La tension est palpable au moment où le douanier americain (les êtres les plus puissants du monde depuis le 11/9...) nous autorise à l'approcher. Chacun le sien. Je lui montre mes passeports, FM3 (permis de séjour mexicain), il me manque la preuve de ma présence temporellement limitée à gringolandia (nom poétique donné par les mexicains) . Pas de Chance, c'est ma Doud qui a les billets....pendant que mon index gauche se pose sur le photographieur d'empruntes, je me tourne vers le poste où Marion essaye de faire entendre raison au douanier (la malheureuse!). Résultat: je suis passé, Marion a du s'expliquer pendant plus de 34 minutes avec les douanes.....Mon douanier m'expliqua que Marion pouvait rentrer aux States, mais ne pourrait pas en sortir, à moins d'avoir un billet USA-France, soit disant qu'elle n'avait pas le droit de retourner au Mexique....Finalement, elle a réussi à prouver que son visa mexicain était valable encore 2 mois.
Fin de l'épisode douane.
Nous nous dirigeâmes vers le terminal de départ, il nous restait une trentaine de minutes avant de réembarquer.
Je ne sais plus quelle heure: décollage....New York nous voilà. Il me reste 3h30 pour finir de lire mon livre (Sur la route de Buenos Aires d'Albert Londres...le verbe batailler se substituerait parfaitement au verbe lire!!!!)
16h35: arrivée à New York, il me reste une trentaine de pages à batailler. Je gesticule dans tous les sens dans l'avion dans l'espoir d'apercevoir les fameux clichés de la grosse pomme (statue de la liberté, empire state building....) rien. un ciel gris et pluvieux, et visiblement, nous n'étions pas placé du bon coté de l'avion.
A La Guardia, nous faisons la rencontre d'un Canadien de Toronto (mais qui parle parfaitement le québecquois.....ils sont partout!). Carl, il connait bien Nueva York, et nous renseigne sur la navette conduisant à Grand Central Station. Le trajet reliant l'aéroport à la gare centrale se fera sous la grisaille ambiante (note pour plus tard....il faisait très chaud). Nous en profitons pour échanger avec Carl quelques anecdotes croustillantes sur le mexique et les USA.
Fin du trajet, Fin du bus....
A l´hotel vite
Au moment où nous sortions du bus (de la navette) nous n'avions à l'esprit qu'une seule chose: trouver l'hotel, prendre une douche, s´habiller léger.
Nous entrâmes dans grand central station. Premier challenge: acheter, comprar, buy une metrocard (passe droit illimité au réseau de transport en commun urbain). Ce qui fut chose faite, non sans mal.
Second challenge: se repérer dans Manhatan (la logique est simple, une fois comprise!!!!), choisir la bonne ligne de métro. Caractéristique du Metro New-Yorkais: chaleur humide (je dirais approximativement 40-45°C...) dans la gare, fraicheur intense dans la rame (approx 20-25°C)
Comme le montre l'emploi du mot "second", il n'y a pas eu plus de problèmes pour nous rendre à l'hotel par la suite. Quartier très calme (ouest de manhattan 96th street W, broadway), proche de central park. Hotel typique avec les échelles évacuation incendie omniprésentes. Accueil en francais (s'il vous plait....nous découvrerons par la suite que New York est un repère de francais venus en touristes ou pour la fortune). Chambre calme. Comme prévu douche et toilettes communes (mais très propres et lavées plus que régulièrement). Nous posons la valise, direction la douche.
T-shirt, bermuda, basket d'un coté, jean,basket, débardeur de l'autre.
Nous étions prêts à affronter la jungle Urbaine. Start spreading the news......
Le soir même nous nous rendîmes sur Time Square histoire "d'en prendre plein la vue" (c'est pas faux!). Mais si vous le permettez (d'ailleur en avez vous le choix?). Nous reviendrons ulterieurement sur Time Square. Je préfère laissez ici l'histoire pour aujourd'hui. vivement demain!
Aujourd'hui c'est demain...c'est dimanche
Programme, ballade dans central park direction le Metropolitan museum. Downtown (centre ville....si on peut parler de centre pour New York) après on verra suivant l'humeur et l'inspiration
Le ciel est bleu parsemé de nuages mais dans l'ensemble très agréable. Comme prévu nous commençons par la traversée de central Park. A défaut d'être (géographiquement parlant) central, ce parc est le centre humain de New York. C'est le lieu privilegié des joggers, des cyclistes, et autres amoureux (comme nous). Poumon de verdure, le vert de ces arbres tranche parfaitement avec le béton ambiant. De plus, trois réserves d'eau (dont le réservoir Jackie Kennedy), un zoo viennent agrémenter la promenade. Quand la jungle se transforme en paradis. Le top (pour moi) ce sont les multiples courts de tennis où se cotoient tennis loisir et de compétition. Voilà plus de 8 mois que je n'avais pas vu un court, une raquette, une balle de tennis (SNIF!!! j'ai la raquette qui me démange...).
Mi-parc, premier arrêt technique: je n'ai pas chaussé les bons pneus (la mignonne, elle m'a vendu des chaussures qu'étaient trop courtes!!!!). J'ai mal aux pieds (Ma doud se moque....verra bien qui rira le dernier!!!). Nous continuons. Nous avons traversé d'Ouest en Est le parc. Nous arrivons maintenant sur la cinquième avenue. Nous entreprenons de la descendre (direction le sud d'où le mot descente!!!) direction le Metropolitan au passage nous laissons sur notre gauche le musée Guggenheim (dont la visite était planifiée pour le mardi suivant). Nous voilà face au Metropolitan à l'affiche Turner et les superhéros (rassurer-vous il s'agit de deux expositions séparées....).
Nous entrons, achetons le précieux sésame de la ville : le city pass; donnant accés aux principaux "monuments" de la ville. Puis nous débutons la visite du musée (voir article : I´m leaving today...)
Nous sortons du musée (ben oui si je vous demande d'aller voir un article en particulier, c'est pas pour le raconter dans celui-ci!!!!!!!!), le mal s'est transformé en maux. D'un pied, je suis passé aux deux. Qu'à cela ne tienne nous continuons. Objectif: recherche de claquette....c'est la classe la claquette, isn't it?
Compte tenu de ma prodigieuse faculté à ne plus supporter mes pieds dans ces chaussures (pourtant du plus bel apparat...) nous optons pour le métro, direction Downtown en un peu plus de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, nous arrivons au dit-lieu. Des immeubles nous dominent, plein d'immeubles, des modernes, des vieux, des tout-vieux, des tout-modernes, des églises, une en particulier Trinity Church avec son cimetière accollé ou l'on peut tranquilement s'asseoir comme dans un vrai parc, sans que cela n'y paraisse. Le décor est troublant (j'en profite pour sortir l'appareil photo et mitrailler tout azimut...étant proche de la mer, ce terme me parait fort d'à-propos). Nous arpentons les rues direction ground zero. L'idée de voir devant nous cette zone, ô combien symbolique, en pleine reconstruction nous laisse sur-place de longues minutes.
"Tu te rends compte Doud, nous contemplons une page de l'histoire mondiale!
- Oui je sais mais j'ai mal aux pieds, je veux des claquettes.
- C'est fou, quand tu penses qu'avant il y avait les tours jumelles
- Oui mais j'ai mal aux pieds.
- Tu imagines ce qu'on du vivre les personnes, peut-être même qu'il y en avait à notre place, là.
- Oui c'est impressionnant, tu crois qu'on pouvait acheter des claquettes dans le world Trade center...."
Finalement j'obtins (presque) gain de cause. A deux (douloureux) pas de ground zero, il y a un grand magasin de chaussures. Nous y entrâmes et ressortîmes avec une paire de tongues toutes options (l'inconvénient avec la tongue, c'est qu'on n'écoute pas le fameux Clac Clac de la claquette...). Mes pieds respirent, reprenons l'arpentissage de la ville !
Un bonheur n'arrivant jamais seul, un orage éclata, une averse énorme déversa ses flots sur nos petites têtes de touristes. Direction le Starbuck coffee avoisinant. Une chaise, un vanilla latte, un cookie, cette ville commence à nous plaire. Nous profitons de cette pose pour réviser notre programme grace au petit guide de la ville que nous avions acheté plus tôt au musée.
Pour l´heure se sera Chinatown, à la recherche de nourriture chinoise qui nous fait défaut depuis plusieurs mois (spéciale dédicace au Village de Pekin à Dijon, notre cantine des mardis soirs....Sniff!)
Chinatown est situé au nord-ouest du sud-est de Manhattan dans la partie B de notre guide (information ô combien importante et qui vous parle sans conteste?). Tout est écrit et traduit en chinois (ou autres dialectes asiatiques....ce qui reste du chinois pour nous). Enseignes, panneaux de circulation routière. Le plus difficile fut de trouver LE restaurant qui nous conviendrait. Ce que l'on a pas réussi à faire...nous avons opté pour celui qui nous paraissait être le plus propre!!!. Carte en chinois, en anglais....j'ai bien demandé des nems mais je ne sais pourquoi, le serveur nous répétait toujours son nom!!!!!!!!!! Du coup, je ne sais plus ce que l'on à manger (en réalité je m'en souviens mais je ne sais plus comment cela s'écrit!) mais s'était très bon (hummmm très bon). 100% baguette, 0% dextérité. Ambiance familiale (tu m'étonnes!), le serveur avait cru intelligent de nous placer sur la table restée libre au centre de la pièce, perdus dans un rassemblement de famille où visiblement l'objet de la réunion était la naissance d'un enfant (déduction faite des allers et venus incessant d'un homme avec son enfant dans les bras passant de table en table pour recevoir les félicitations d'une foule en délire...cela reste une hypothèse).
Fin du repas; repus. La ballade qui suivie nous fit le plus grand bien, nous avons marché jusqu'au pont de Brooklyn à la lumière de la nuit montante (voir le pont de Brooklyn était un de mes rêves de gosse depuis la fin d'Arnold et Willy!!! personne dans le monde....nous y reviendrons dans les prochains articles). Entre Chien et loup, entre grisaille et crachin (certainement les entrées maritimes), la balade avait une athmosphère reposante. C'était la fin du premier jour, nous allions bientôt reprendre le métro pour rejoindre notre QG.
A suivre!





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