Accueil Date de création : 03/12/07 Dernière mise à jour : 17/11/08 23:19 / 67 articles publiés
 

Start spreading the news...  posté le dimanche 06 juillet 2008 03:12

Dia-D (Enregistrement /Embarcation 6h50 max, Départ 7h20) 

4h00: le réveil sonne, nous ne l'entendons pas.

4h15: là normalement nous aurions du nous lever.

4h40: fin théorique du petit déjeuner.

5h00: heures précises,  nous aurions du nous sentir propre et frais.

5h10: fin de la préparation des valises, mise en voiture et roule ma poule...

(horaire d'arrivée à Chihuahua 6h40)

5h38: j'ouvre (enfin) les yeux, regarde l´horloge.....LATUILENOUSOMMESALABOURRE.

5h38'27: je bouscule ma doud pour accélérer son réveil en douceur.

5h58: fin de la séance déjeunage, lavage,habillage,valisage....en route pour le triste record du monde Cuauhtemoc-Chihuahua areopuerto!!!!

Laissons nos deux héros dans la précipitation et prenons le temps de narrer les évènements.

Normalement, théoriquement, sagement, pour réaliser le trajet Cuauhtemoc-Chihuahua airport en moyenne, il vous sera préconisé de compter environ 1h30. Pour les plus rapides 1h15.

Pour nos héros inconscients, le trajet dura très précisément 47 minutes. 220 sur l'autoroute, 140 en ville. A peine réveillés, toujours plus ou moins somnolents. Quelle bande de crétins abrutis (ceux qui connaissent l'état des routes mexicaines apprécieront l'exploit et vous verrez, ils seront même capable de s'en vanter dans leur blog!!!)

Dans la précipitation, ils oublieront certains vêtements, et autres éléments de toilettage.

6h45: arrivée sur le parking de l'aéroport, course jusqu'au guichet d'enregistrement des bagages (bizarrement nous sommes les derniers!!!).

6h53: passage des postes de sécurité.

6h57: assis dans la salle d'embarquement, nous attendons l'autorisation de monter dans l'avion.

6h59: montée dans l'avion

Les 20 minutes d'attente avant le décolage nous ont permis de faire le point sur la situation.

Pourquoi n'avons nous pas entendu le réveil, qu'avions nous laissé à la maison, comment avions nous pu passer certains virages à 200km/h, heureusement que nous n'avions pas croisé de vache sur l'autoroute...Mais bon sang, nous étions dans l'avion pour New York (via Dallas) quel Pied! La tension diminuait, l'excitation arrivait.

 

Dallas Fortworth-New York La Guardian

 Le vol se passa sans encombre. le bémol étant que nous voyagions avec American Airlines où le moindre petit amuse-bouche est payant (fumier de ricains!!!!)

Arrivée à Dallas. Nous passons récupérer nos bagages. Cette missions accomplie, nous nous dirigeâmes vers le poste de douanes. Marion avec sa naturelle et fausse décontraction, Moi avec ma phobie des services administratifs d'état et ma maladive perversion à tout vouloir préparer 3h à l'avance...La tension est palpable au moment où le douanier americain (les êtres les plus puissants du monde depuis le 11/9...) nous autorise à l'approcher. Chacun le sien. Je lui montre mes passeports, FM3 (permis de séjour mexicain), il me manque la preuve de ma présence temporellement limitée à gringolandia (nom poétique donné par les mexicains) . Pas de Chance, c'est ma Doud qui a les billets....pendant que mon index gauche se pose sur le photographieur d'empruntes, je me tourne vers le poste où Marion essaye de faire entendre raison au douanier (la malheureuse!). Résultat: je suis passé, Marion a du s'expliquer pendant plus de 34 minutes avec les douanes.....Mon douanier m'expliqua que Marion pouvait rentrer aux States, mais ne pourrait pas en sortir, à moins d'avoir un billet USA-France, soit disant qu'elle n'avait pas le droit de retourner au Mexique....Finalement, elle a réussi à prouver que son visa mexicain était valable encore 2 mois.

Fin de l'épisode douane.

Nous nous dirigeâmes vers le terminal de départ, il nous restait une trentaine de minutes avant de réembarquer.

Je ne sais plus quelle heure: décollage....New York nous voilà. Il me reste 3h30 pour finir de lire mon livre (Sur la route de Buenos Aires d'Albert Londres...le verbe batailler se substituerait parfaitement au verbe lire!!!!)

16h35: arrivée à New York, il me reste une trentaine de pages à batailler. Je gesticule dans tous les sens dans l'avion dans l'espoir d'apercevoir les fameux clichés de la grosse pomme (statue de la liberté, empire state building....) rien. un ciel gris et pluvieux, et visiblement, nous n'étions pas placé du bon coté de l'avion. 

A La Guardia, nous faisons la rencontre d'un Canadien de Toronto (mais qui parle parfaitement le québecquois.....ils sont partout!). Carl, il connait bien Nueva York, et nous renseigne sur la navette conduisant à Grand Central Station. Le trajet reliant l'aéroport à la gare centrale se fera sous la grisaille ambiante (note pour plus tard....il faisait très chaud). Nous en profitons pour échanger avec Carl quelques anecdotes croustillantes sur le mexique et les USA.

Fin du trajet, Fin du bus....

A l´hotel vite

Au moment où nous sortions du bus (de la navette) nous n'avions à l'esprit qu'une seule chose: trouver l'hotel, prendre une douche, s´habiller léger.

Nous entrâmes dans grand central station. Premier challenge: acheter, comprar, buy une metrocard (passe droit illimité au réseau de transport en commun urbain). Ce qui fut chose faite, non sans mal.

Second challenge: se repérer dans Manhatan (la logique est simple, une fois comprise!!!!), choisir la bonne ligne de métro. Caractéristique du Metro New-Yorkais: chaleur humide (je dirais approximativement 40-45°C...) dans la gare, fraicheur intense dans la rame (approx 20-25°C)

Comme le montre l'emploi du mot "second", il n'y a pas eu plus de problèmes pour nous rendre à l'hotel par la suite. Quartier très calme (ouest de manhattan 96th street W, broadway), proche de central park. Hotel typique avec les échelles évacuation incendie omniprésentes. Accueil en francais (s'il vous plait....nous découvrerons par la suite que New York est un repère de francais venus en touristes ou pour la fortune). Chambre calme. Comme prévu douche et toilettes communes (mais très propres et lavées plus que régulièrement). Nous posons la valise, direction la douche.

T-shirt, bermuda, basket d'un coté, jean,basket, débardeur de l'autre.

Nous étions prêts à affronter la jungle Urbaine. Start spreading the news......

Le soir même nous nous rendîmes sur Time Square histoire "d'en prendre plein la vue" (c'est pas faux!). Mais si vous le permettez (d'ailleur en avez vous le choix?). Nous reviendrons ulterieurement sur Time Square. Je préfère laissez ici l'histoire pour aujourd'hui. vivement demain!

Aujourd'hui c'est demain...c'est dimanche

Programme, ballade dans central park direction le Metropolitan museum. Downtown (centre ville....si on peut parler de centre pour New York) après on verra suivant l'humeur et l'inspiration

Le ciel est bleu parsemé de nuages mais dans l'ensemble très agréable. Comme prévu nous commençons par la traversée de central Park. A défaut d'être (géographiquement parlant) central, ce parc est le centre humain de New York. C'est le lieu privilegié des joggers, des cyclistes, et autres amoureux (comme nous). Poumon de verdure, le vert de ces arbres tranche parfaitement avec le béton ambiant. De plus, trois réserves d'eau (dont le réservoir Jackie Kennedy), un zoo viennent agrémenter la promenade. Quand la jungle se transforme en paradis. Le top (pour moi) ce sont les multiples courts de tennis où se cotoient tennis loisir et de compétition. Voilà plus de 8 mois que je n'avais pas vu un court, une raquette, une balle de tennis (SNIF!!! j'ai la raquette qui me démange...).

Mi-parc, premier arrêt technique: je n'ai pas chaussé les bons pneus (la mignonne, elle m'a vendu des chaussures qu'étaient trop courtes!!!!). J'ai mal aux pieds (Ma doud se moque....verra bien qui rira le dernier!!!). Nous continuons. Nous avons traversé d'Ouest en Est le parc. Nous arrivons maintenant sur la cinquième avenue. Nous entreprenons de la descendre (direction le sud d'où le mot descente!!!) direction le Metropolitan au passage nous laissons sur notre gauche le musée Guggenheim (dont la visite était planifiée pour le mardi suivant). Nous voilà face au Metropolitan à l'affiche Turner et les superhéros (rassurer-vous il s'agit de deux expositions séparées....).

Nous entrons, achetons le précieux sésame de la ville : le city pass; donnant accés aux principaux "monuments" de la ville. Puis nous débutons la visite du musée (voir article : I´m leaving today...)

Nous sortons du musée (ben oui si je vous demande d'aller voir un article en particulier, c'est pas pour le raconter dans celui-ci!!!!!!!!), le mal s'est transformé en maux. D'un pied, je suis passé aux deux. Qu'à cela ne tienne nous continuons. Objectif: recherche de claquette....c'est la classe la claquette, isn't it?

Compte tenu de ma prodigieuse faculté à ne plus supporter mes pieds dans ces chaussures (pourtant du plus bel apparat...) nous optons pour le métro, direction Downtown en un peu plus de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, nous arrivons au dit-lieu. Des immeubles nous dominent, plein d'immeubles, des modernes, des vieux, des tout-vieux, des tout-modernes, des églises, une en particulier Trinity Church avec son cimetière accollé ou l'on peut tranquilement s'asseoir comme dans un vrai parc, sans que cela n'y paraisse. Le décor est troublant (j'en profite pour sortir l'appareil photo et mitrailler tout azimut...étant proche de la mer, ce terme me parait fort d'à-propos). Nous arpentons les rues direction ground zero. L'idée de voir devant nous cette zone, ô combien symbolique, en pleine reconstruction nous laisse sur-place de longues minutes.

"Tu te rends compte Doud, nous contemplons une page de l'histoire mondiale!

- Oui je sais mais j'ai mal aux pieds, je veux des claquettes.

- C'est fou, quand tu penses qu'avant il y avait les tours jumelles

- Oui mais j'ai mal aux pieds.

- Tu imagines ce qu'on du vivre les personnes, peut-être même qu'il y en avait à notre place, là.

- Oui c'est impressionnant, tu crois qu'on pouvait acheter des claquettes dans le world Trade center...."

Finalement j'obtins (presque) gain de cause. A deux (douloureux) pas de ground zero, il y a un grand magasin de chaussures. Nous y entrâmes et ressortîmes avec une paire de tongues toutes options (l'inconvénient avec la tongue, c'est qu'on n'écoute pas le fameux Clac Clac de la claquette...). Mes pieds respirent, reprenons l'arpentissage de la ville !

Un bonheur n'arrivant jamais seul, un orage éclata, une averse énorme déversa ses flots sur nos petites têtes de touristes. Direction le Starbuck coffee avoisinant. Une chaise, un vanilla latte, un cookie, cette ville commence à nous plaire. Nous profitons de cette pose pour réviser notre programme grace au petit guide de la ville que nous avions acheté plus tôt au musée.

Pour l´heure se sera Chinatown, à la recherche de nourriture chinoise qui nous fait défaut depuis plusieurs mois (spéciale dédicace au Village de Pekin à Dijon, notre cantine des mardis soirs....Sniff!)

Chinatown est situé au nord-ouest du sud-est de Manhattan dans la partie B de notre guide (information ô combien importante et qui vous parle sans conteste?). Tout est écrit et traduit en chinois (ou autres dialectes asiatiques....ce qui reste du chinois pour nous). Enseignes, panneaux de circulation routière. Le plus difficile fut de trouver LE restaurant qui nous conviendrait. Ce que l'on a pas réussi à faire...nous avons opté pour celui qui nous paraissait être le plus propre!!!. Carte en chinois, en anglais....j'ai bien demandé des nems mais je ne sais pourquoi, le serveur nous répétait toujours son nom!!!!!!!!!! Du coup, je ne sais plus ce que l'on à manger (en réalité je m'en souviens mais je ne sais plus comment cela s'écrit!) mais s'était très bon (hummmm très bon). 100% baguette, 0% dextérité. Ambiance familiale (tu m'étonnes!), le serveur avait cru intelligent de nous placer sur la table restée libre au centre de la pièce, perdus dans un rassemblement de famille où visiblement l'objet de la réunion était la naissance d'un enfant (déduction faite des allers et venus incessant d'un homme avec son enfant dans les bras passant de table en table pour recevoir les félicitations d'une foule en délire...cela reste une hypothèse).

Fin du repas; repus. La ballade qui suivie nous fit le plus grand bien, nous avons marché jusqu'au pont de Brooklyn à la lumière de la nuit montante (voir le pont de Brooklyn était un de mes rêves de gosse depuis la fin d'Arnold et Willy!!! personne dans le monde....nous y reviendrons dans les prochains articles). Entre Chien et loup, entre grisaille et crachin (certainement les entrées maritimes), la balade avait une athmosphère reposante. C'était la fin du premier jour, nous allions bientôt reprendre le métro pour rejoindre notre QG.

 

A suivre!

 

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Microcosmos - part1  posté le mercredi 25 juin 2008 21:09

L'inspiration est-elle une source intarrissable?

Voilà un mois sans sorties extra-ordinaires (la dernière en date fut la "balade à Naica"), voilà un mois sans nouvel article sur le blog.

Moralité: le Murano, Boulot, Dodo existe aussi au Mexique!!!!

Et si on parlait du temps:

"- Tu crois que nous sommes rentrés dans la saison des pluies

- oui

- Alors, pourquoi ne pleut-il pas?

- j't'en pose des questions moi?

- ..."

Compte tenu de l'aspect orageux de cette conversation, je vous propose de nous réorienter vers un sujet beaucoup plus interessant: Que font los doudos quand ils ne partent pas en vadrouille?

Enquête anthropologique de nos envoyés spéciaux à Cuauhtémoc, Chihuahua, Mexique

Episode 1: Doud

Dring dring

6h15 le téléphono-reveil sonne (c'est la seule fonction que nous utilisons sur notre téléphone portable. C'est beau le luxe...)

je me lève (et je te bouscule....). le pied gauche (toujours....certainement mes racines auvergnates)

Direction la cuisine, bol de céréales (kellogg's) lait froid (chaud en hiver)

J'allume l'ordinateur - outil indispensable de l'expatrié- lis mes mails, un petit tour sur lequipe.fr (oui, j'adore la poésie) enchainé sur mercato365.com (mais également la philosophie). Je suis prêt, il est 6h30, direction la salle de bains.

7h00 Petit bisou à ma petite chérie

7h03 en voiture

7h17 je coupe le moteur, fais mes lacets et m'élance sur mon terrain de jeu préféré.

7h18 je dis "hola" (genre de bonjour espagnol...) à la première personne que je vois

7h20 je dépose ma computadora (PC) au bureau. J'ouvre ma session et parts faire le tour de l'usine.

7h24 visite de l'atelier (taller) de maintenance. Généralement l'ambiance donne le ton de la journée. Un atelier vide est rarement de bon augure mais bizarrement un atelier où les gens travaillent n'est pas non plus un signe de bonne santé de la production. Le Mexicain est courageux mais particulièrement fainéant (ce qui doit expliquer ma rapide intégration....). Donc il ne travaille que lorsqu'il n'a plus le choix (càd: si quelqu'un peu prouver qu'il a du travail...un des syntômes les plus probant étant le superviseur de production à la moustache - donc tous les superviseurs- qui hurle à tue-tête dans l'usine. Mais je m'écarte du sujet....).

7h24-43 (oui cela dépend de l'ambiance...) visite du chantier de moulage (3 lignes de production: BMD, Corazone et Areneria que l'on peut traduire par BMD (ligne de fabrication des moules...une fois!!!), Noyautage (ligne de fabrication des noyaux ou coeurs) et sablerie (ligne de régénération du sable servant à la fabrication des moules).

C'est le chantier le plus critique de l'usine.

7h32-51 direction le département fusion pour faire le bilan sur les anomalies de la veille et de la nuit. Généralement, cette "visite" donne lieu à de nombreuses et vives discussions. oui, il semblerait que le critère de recrutement des fondeurs soit la "tire-au-flanc" attitude. Bizarrement une intervention de maintenance de 10 minutes sans interruption de la production se transforme en arrêt de production de 45 minutes...mais bon il parait que le client à toujours raison!

8h03 tour plus ou moins rapide au secteur parachèvement (1 ligne de dessablage, 1 ligne de décalaminage, 5 fours de traitement thermique, et 20 cabines de soudage, meulage...+ 1 aire de magnétoscopie....très agréable l'hiver, beaucoup moins en été???? à cause de la chaleur dégagée par les fours...). C'est le secteur le moins fiable de l'usine, en même temps c'est celui où l'interaction homme machine est la plus importante. Que faut-il en déduire? Que je suis un humaniste!!!!

8h10 au tour de l'usinage, mon secteur préféré, pas de bruit, pas de panne ou plutôt si, des pannes mais on ne sait jamais les résoudre...ce qui théoriquement revient au même. Le cas est relativement facile à défendre devant mes juges.

8h18 retour au bureau, j'analyse le rapport des pannes et interventions de mes équipes de la veille (moment privilégié où je prépare les futures "branlées" que je vais passer à mes collaborateurs...ma bonté m'oblige à avoir une petite remarque pour tout le monde...y'a pas à dire, je suis trop débonnaire!)

8h22 préparation de la réunion de 9h (nous y reviendrons....à 9h)

8h30 première réunion de la journée (du lundi au samedi...mais pas de surprise!). Bureau du gerente de la planta (plus communément appeler: le directeur). Analyse des problèmes Fusion (depuis quelques temps, genre 2 mois, nous n'arrivons plus à couler plus de 10 fusions par jour quant l'objectif est à 12....peut-être que le mot tire-au-flanc n'est pas tradusible en espagnol. Bon je l'avoue la maintenance a aussi sa part de responsabilité....mais Chut!!!! faut pas le dire trop fort)

8h45 retour au bureau, aperçu rapide des mails reçus, validation des demandes d'achat et point sur l'activité du magasin technique (que l'on appellera stock de pièces de rechanges...vous savez l'endroit où on a plein de pièces mais jamais celle qui faut quand on a une panne. Situation d'autant plus génante en plein désert quand le délais moyen de réappro est de 5 semaines (même pour les roulements 3206 2RS....) et là pas question de dire que c'est la faute à Serge, par contre l'excuse du "groulliot de maintenance" continue de fonctionner. Mais là encore, je m'égare)

9h deuxième réunion de la journée (les plus futés d'entre vous auront remarqué que je n'ai pas employé le mot seconde....). Pour moi, c'est la plus importante de la journée. Elle peut durer entre 25 et 63 minutes. Je fais le point avec mes premières lignes sur les différents problèmes de la veille, et les affaires en cours; histoire de définir les priorités de la journée.

Fin de la réunion du département.

jusqu'à 11h, rien de planifié, j'utilise ce créneau pour faire un point sur des sujets précis avec la ou les personnes concernées (ex: analyse de panne, petites ou grosses réprimandes (si tu continues tu n'auras pas d'images!!!!) , félicitacions, appel à mes différents collègues en France, 5S, groupe d'optimisation du process, avancée de certains projets, analyse d'accident ou quasi  accident ...bref que de l'imprévu)

11h réunion de production. Passage en revue de la performance usine (prod, qualité, maintenance) J'aime bien cette réunion car elle fait appel à la partie de mon cerveau qui gère l'improvisation. Oui, c'est généralement le moment que choisissent mes clients pour rapporter des problèmes qu'ils ont omis (néral) de m'annoncer lors de nos différents entretiens matinaux. Je prends alors mon plus beau sourire de Caliméro et annonce avec une grande conviction:"Oui je sais, nous aussi cela nous intrigue, mais impossible d'établir un diagnostique précis, il faut faire d'autres tests" (Merci Greg House...) ou alors "non, je ne le savais pas, je vais creuser le sujet" mais ma préférée reste la suivante "oui, c'est encore un bug de programme" (c'est comme un mal de tête, impossible à prouver donc à désavouer...)

11h30 Là cela devient plus difficile à suivre. C'est une plage horaire fixe pour réunion variable. Je m'explique.

Lundi: controle de sablerie (nous passons en revue les différents paramètres prépondérants dans l'obtention d'une bonne qualité de sable -température, humidité, aptitude au serrage...-. Cette réunion permet de s'assurer (ou non) que tous ces paramètres sont sous control )

Mardi: Rien (étude des transferts, suivi des résultats...passionnant la ligue1)

Mercredi: comité de sécurité (vous savez la réunion qui concerne tout le monde mais qui se termine toujours par un plan d'action uniquement destiné au service maintenance travaux neuf...)

Jeudi: Rien (Kevin Mirallas est annoncé à Saint Etienne. Je lis les commentaires des internautes: "Merci, on en pouvait plus du belge aux pieds carrés. Jordi, de Lille", "Avec le transfert de Mirallas, la direction du LOSC montre que sa politique ne se résume pas exclusivement à la vente de ses meilleurs joueurs. Je commençais à désespérer, merci. Paul de Roubaix" Je ne sais pas pourquoi, mais ce transfert ne m'inspire rien de bon...).

Vendredi: Rien

Samedi: Révision des analyses de panne de la semaine (entre 10 et 17 par semaine)

12h30 En route (sauf le samedi où la route ne se prend pas avant 13h10)

12h42 Retour à la maison

12h42,30" Bisou à ma doud

12h44 Lavage des mains (arrêtez de calculer, le baiser dure 1'30!!!!)

12h45 passage à table. menu à la carte: spaghetti bolognaise, ou filet de truite en papillote,riz ou tranche de lard, salade ou ratatouille ou burritos...la surprise ne vient pas de la variété mais du jour de réalisation. Fruits, yaourt aux fruits, café (ne cherchez pas le fromage...pour réussir une bonne expatriation au Mexique, il faut exclure ce mot du vocabulaire. Comment peut-on regretter une chose dont on ne soupçonne pas l'existence?)

Entre-temps:

"- Comment s'est passée ta matinée?

variante1

- bien

variante 2

- Dalia m'a fait *¤#@ (NDRL: Dalia= responsable RH, gentille mais ô combien mexicaine nia nia nia nia)

variante 3

- Comme d'hab (NDRL: Travaux importants et urgents à réaliser en priorité numéro1 (lors de l'arrêt quotidien de 20h à 22h30) qui n'ont pas été réalisés pour une obscure raison "d'oubli")

variante 4

- Comme d'hab (NDRL: Travaux validés comme "réalisés" par mon chef d'atelier qui s'e sont avérés non réalisés et qui ont engendré une panne...voir "10h, section réprimande)

variante 5

- j'peux prendre des Chokies (genre de cookies mexicains signifiant: forte discussion avec le directeur, rien ne va plus avec la prod, impossible de compter sur le sérieux de mes superviseurs de maintenance, Mirallas à signé....Budget Chokies = double du budget essence du foyer!!!!)

 

Entre temps 2

- Je t'aime ma chérie

-  Tes parents ont appelés

En fond sonore la chronique de Frédérique Bonnaud sur Europe1 "Alors mon Nicolas..."

 

13h20 Redémarrage de la voiture, retour au boulot. Ben harper à fond dans la voiture. (sauf le samedi....l'après midi c'est relâche (voir chapitre samedi après midi)

13h32 Remontage des vitres, fermeture du toit ouvrant, j'attaque la deuxième partie de la journée.

jusqu'à 14h, tour dans l'usine.

14h-14h30 réponse aux différents mails reçus plus tôt dans la journée + préparation des réunions de l'après midi

14h30 c'est la relève (changement de poste) je vais dire bonjour aux nouveaux arrivants, passe certains messages si nécessaire, mais je viens surtout pour prendre le pouls de mes équipes, le plan d'action, la planification des activités, la répartition des tâches, j'en laisse le soin à mon chef d'atelier (faudrait pas qu'il croit que je le paye à rien faire!!!! )

15h

Lundi: Optimisation du magasin (tous les 15 jours), révision des indicateurs de maintenance ( 1 fois par mois), point à deux (réunion franchise) avec mes premières lignes (1 fois par mois)

Mardi: Comité de direction (revue des résultats de la semaine précédente, plan d'action, point divers)

Mercredi: réunion de préparation de l'arrêt planifié semestriel (2/ mois), groupe de travail (2/mois)

Jeudi: réunion TPM

Vendredi: préparation des travaux du dimanche ou business review (1/ mois), comité technique (point sur le plan d'investissement, l'avancement des projets et validation des nouveaux investissements) c'est la seconde meilleure réunion de la semaine (la première étant la réunion quotidienne de 9h. Le point commun: je suis l'animateur...mais je ne suis certainement pas objectif!!!)

Fin de la réunion jusqu'à la fin de la journée (qui varie généralement entre 17h15 et 19h): travaux sur sujets divers, généralement issus des plans d'actions des réunions énumérées ci-dessus.

Retour à la maison:

Bisoux à ma petite chérie, lavage de mains. Ainsi débute notre troisième partie de journée (mon moment préféré!!!)

Apéritif au lait chocolaté (version officielle)

Téquila fresca (version officieuse)

Lecture sur le canapé, visionnage des derniers épisodes de Dr House, le SAV des émissions, le "petit journal" people et l'actu, les guignols de l'info, le zapping

Repas (généralement les restes du midi...ou petit restaurant) en écoutant la rediff de l'émission de Ruquier sur Europe1 (que si il y a Bénichou) ou du masque et la plume sur france inter (que l'émission littéraire)

Fin de la journée; fin de la soirée; direction le dodo pour une petite séance de lecture (ma Doud dévore les livres les uns après les autres. J'essaye de la suivre tant bien que mal. En ce moment je suis sur "le Chemin de Buenos Aires" d'Albert Londres, mais j'ai du mal à rentrer dans le roman, je me demande si je ne vais pas reprendre le Sudoku...)

Bien évidement, le tout entrecoupé de périodes CSA !!! (mais cela n'est pas l'objet de l'étude réalisée).

La variante de fin de semaine:

Samedi après midi:

repos

Sieste, visionnage de certaines émissions sur france5.fr, marche à pied, ciné (dernier film en date: el gran papel (film francais en VO,quel plaisir de voir un film dans notre langue maternelle. Etrangement nous étions que deux dans la salle....). L'avantage c'est qu'au Mexique les films américains sortent en même temps qu'aux Etats Unis (promis nous ne vous raconterons pas la fin!!!!)

Dimanche: C'est généralement le jour où l'on va faire un tour sur Chihuahua, histoire de retrouver un pseudo gout de civilisation (Mon Dieu, il y a des magasins qui ne vendent pas QUE des santiags...). Sinon il y a le raquetball (hybride squash, tennis), le ciné et le Rancho (le meilleur restaurant de toute la cote...on y mange les meilleures cotes de tous les restaurants de la cote.. et on y boit les meilleures margaritas)

 

Au milieu de toute cette organisation bien rodée, il y a des rencontres, des soirées avec nos compatriotes ou des amis mexicains. il y a des écureuils qui viennent manger des abricots sur notre terrasse, des lavabos qui se cassent, des portails automatiques qui s'ouvrent manuellement, les enfants des voisins qui viennent frappés à la porte pour nous demander s'ils peuvent laver notre voiture, des barrages militaires qui nous arrêtent et procèdent à l'inventaire complet de notre voiture, du riz Uncle Bens par intermittence dans nos supermarchés, des fruits de saisons dont on ne connait même pas le nom, des barbecues entre voisins, les appels nocturnes du travail, un perroquet qui se balade en liberté sur notre pelouse, et cette chaleur qui n'en finit pas.

Doud, elle est commencée la saison des pluies?

 

 

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C'est arrivé près de chez nous!  posté le dimanche 08 juin 2008 01:46

Lundi dernier, je m'apprête à aller chercher mon Doud au travail (oui parce que le lundi j'ai le droit à la voiture...faut bien aller faire les courses de temps en temps), je tourne à l'angle de ma rue (si vous avez bien suivi, je me situe pas loin de notre superbe château médiéval local. Depuis le film consacré à la découverte de notre ville, il a encore perdu quelques tuiles sur une de ses magnifiques tourelles mais là n'est pas le propos) et là je découvre avec surprise un check point.

Je ralentis (parce que j'arrivais un petit vite), je baisse le son (parce que j'écoutais le dernier album de Rose à tue tête) et je j'affiche mon plus beau sourire (parce que j'ai oublié mon permis de conduire international qui soit dit en passant n'a aucune valeur au Mexique!). Je patiente dans la file de voitures et j'espère que je n'aurais pas le droit à un: "Gendarmerie nationale, vos papiers s'il vous plait!", enfin à quelque chose dans ce style mais en plus local. Certaines voitures sont arrêtées sur le côté, ils les scrutent, vont parfois même jusqu'à enlever les sièges et bien entendu vous laissent les remonter tout seul.

Parenthèse:

pour information, dans notre région il y a une recrudescence de la violence dûe au trafic de drogue qui s'intensifie. Apparemment nous devons habiter dans  un quartier où les narco-trafiquants exercent de façon un peu trop voyante, mais nous on n'a rien vu, rien entendu (enfin presque, parfois, on écoute comme le bruit d'une balle dans la nuit mais on se rendort très vite). On entend bien parler de quelques morts deci-dela, le plus souvent retrouvés découpés dans une poubelle où avec quelques balles mais rien de plus, je dirais même la routine!  Pour être synthétique et si vous voulez vraiment savoir à quoi ressemble notre quotidien, regardez le film No country for old men et vous êtes en plein dedans.

Donc, je patiente, c'est mon tour, j'ai un petit peu les baboules comme dirait mon Doud. Il faut vous représenter la scène; une vingtaine de militaires cagoulés et mitraillettes à la main ça fait son petit effet. Il faut aussi savoir que parfois des fusillades éclatent pendant ces contrôles (non en fait là j'en rajoute pour donner un peu de piment à la scène). Ils observent attentivement le véhicule et finissent par lever le drapeau pour me faire signe que que je peux passer.

Y a pas à dire, y s'en passent des choses dans notre quotidien!!! 

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Balade à Naica (Voilà qui fait russe, non?)  posté le lundi 02 juin 2008 03:50

L'expérience est unique.

Une mine de plomb, de zinc et de bronze.Jusque là rien que du traditionnel.Quoique!

C'était la première fois que nous descendions dans une mine. Rien que pour cela l'expérience mérite d'être tentée. Succession de galeries. On s'imagine très bien les "pionniers", casques et pioches à la main, passant des heures à creuser ces galeries. On s'imagine très bien également les risques et accidents survenus en ces lieux. Ici pas de grisou, mais éboulements et inondations voilà de belles réjouissances...

Descente à -290 mètres (sous le niveau de l'entrée). les galeries sont étroites. Nous n'avons pas regardé le compteur mais il nous parait avoir parcouru 2 ou 3 kilomètres pour arriver à destination. Si on excepte la "tempête" de poussière que nous avons affrontré, rien à signaler...

Première impression:

Il fait chaud. Le guide nous anonce une température de 35°C (détail qui peut paraitre anodin mais aura son importance par la suite. Mais j'anticipe.)

Nous nous attendions à intégrer une atmosphère plutot fraiche, la surprise est de taille. Nous descendons de la voiture (eh oui, pas de marche, pas de descente charge - normal dans ce sens!!!-) . Nous commencons à nous rendre vers LE lieu. Le guide nous fait attendre devant une porte blanche à l'épaisseur certaine. Le temps pour lui de sortir son trousseau de clés, de nous expliquer se que nous allons rencontrer. Il ouvre la porte, l'atmosphère est chargée d'humidité. Aujourd'hui 51°C, 87% d'humidité (il parait que cela varie...jusqu'à 95% d'humidité). La sensation sur le corps sera donc 58°C.

Nous entrons dans le long couloir qui nous mènera jusqu'à LA grotte.

Deuxième impression

Sensation inédite, nous étouffons, impossible de respirer sereinement, au bout de trentes secondes nos corps sont imbibés d'humidité. Nous parcourons les 20 mètres qui nous séparent de LA grotte. Je commence à boire. Je vois ma doud suffoquer (j'en suis pas loin non plus!!!). Nous voilà devant les 4 marches nous séparant du but de notre visite: LA grotte.

Troisième impression

Je ne me souviens plus très bien, ce que j'ai remarqué en premier: l'accroissement de la chaleur ou les cristaux qui nous faisaient face. Quoiqu'il en soit, les 3 heures de route que nous avons parcourus sont "compensées" par la beauté du site. Des centaines (millier?) de cristaux (sufalte de calcium hydraté. Selenite ou Ca.So4.2H2O pour les puristes) de toutes tailles sont dressés devant nos yeux (qui s'ils n'étaient pas obligés d'éviter les gouttes de sueurs, seraient certainement grands ouverts...). Des qui "montent", des qui "descendent", des énormes, des tous petits, des tous droits, des obliques. désordre étincellant. Tout cela exacerbé par le sentiment d'être unique. Cette grotte est UNIQUE au monde, découverte en 1998, seules 200 personnes peuvent la visiter par an. Autrement dit nous savourons la chance que nous avons eue là.

Mais au bout de dix minutes, impossible de soutenir l'air chargé d'eau dans lequel on se trouve. Nous faisons marche arrière. Croyez moi, dans de telles conditions 35°C, c'est frais...très frais.

Un autre groupe de touristes arrive, ils nous voient tout trempé. Nous leur souhaitons bon courage. Ils rigolent ( Tout bonheur est une innocence...M.Yourcenar). 8 minutes (montre en main) après ils ressortent innondés."Vous aussi vous avez trouvé la source de votre bonheur?"

Pour le plaisir, nous sommes retournés dans la grotte aux cristaux. Je crois que cela fut encore pire! Mais quel pied! (Sade trainerait-il dans les parages?)

Pour les photos, sans un équipement de pro et adéquate, impossible d'en prendre. l'humidité se charge de préserver les lieux. Dans ces conditions deux solutions:

le site internet: www.naica.com.mx

le live: Ce que nous saurions que trop vous conseiller (contenu du faible nombre de visites octroyées par an, la réservation est obligatoire). Naica: 80 kilomètres au sud de Chihuahua;route 45

Finalement, nous sommes ressortis de la mine au bout de 40 minutes. Dehors il faisait un grand soleil, 34°C et peu d'humidité. Bizarrement, personne ne s'en plus plaint....

 

 

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Passer un amour à la machine...faire revenir les couleurs d'origines  posté le samedi 17 mai 2008 23:08

ASSE 4–0 Monaco : Les Verts décrochent l’UEFA

 

En dynamitant Monaco pendant que Lille était tenu en échec à Lille, l’ASSE a conquis la cinquième place, synonyme de qualification pour la Coupe de l’UEFA. Ainsi, vingt-six ans après son dernier match en Coupe d’Europe face aux tchécoslovaques du Bohemian Prague, l’ASSE revient sur la scène européenne qui a tissé sa légende.

asse.fr

 

Saint-Etienne a validé son ticket pour l'UEFA de belle manière. Les hommes de Roussey ont plié le match en première période. Après vingt cinq ans de disette européenne, les Verts vont pouvoir faire vibrer l'Hexagone avec une nouvelle épopée.

lequipe.fr

 

Les Stéphanois ont capitalisé sur le match nul de Lille à Lorient (1-1), en atomisant Monaco (4-0) avec un doublé de Bafétimbi Gomis. Les Verts retrouvent l'Europe... 

 Lemonde.fr

 

Une récompense pour le Chaudron, privé depuis plus de 25 ans de ces soirées européennes qui ont fait une grande partie de sa légende, et pour Laurent Roussey qui, au plus fort de la dépression dans le Forez au début de l'année 2008, a essuyé une tempête de critiques sans jamais se renier. Alors que Roland Romeyer et Bernard Caiazzo, le duo de présidents stéphanois, ont un temps envisager de lui adjoindre un manager, et donc de lui priver d'une partie de ses prérogatives, l'ancien joueur de la maison verte sort renforcé de cet exercice 2007-2008. Et attaquera donc la saison prochaine sur le banc forézien, Caiazzo ne tardant pas samedi à le confirmer à son poste...

nouvelobs.fr

 

Quant à la 5e place, dernier enjeu de la soirée, car elle est qualificative pour l'Europe, elle est revenue à Saint-Etienne (qui a explosé Monaco 4-0) qui mourrait d'envie de retrouver l'Europe (dernière apparition à l'automne 1982). Lille et Rennes, qui visaient cette place, n'ont rien pu faire.

lamontagne.fr

 

Que l'aventure (re)commence ...

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