Les
Musées:
Trois au programme, le metropolitan
Museum of art (dit le "MET"), le Museum of Modern Arts (dit le
"MoMA") et le Salomon R Guggenheim Museum (dit le "Guggenheim de
New York").
Ne sachant pas par lequel
commencer, je serais tenté de le narrer tout bonnement
(j'aime bien ça fait bien désuet!!! et me
rappelle ô combien cette fameuse expression JFienne:
c'est bonnard!) nos aventures par ordre chronologique. N'existant
pas de lieu plus subjectif qu'un musée, il me parait
intéressant de mettre un peu de "universellement
approuvé" dans cet article (enfin, cela reste
subjectif!!!)
Le
MET (pour l'illustration voir l'article "I'm
leaving today...")
Pour moi (je vous l'avais
annoncé, nous allons baigner dans le
subjectif...présent?), c'est l'équivalent de notre
cocoricoconant musée du Louvre. Moins riche, plus
superficiel, plus diversifié avec notamment
ses expositions d'arts contemporains de tout premier plan.
Mais sans rentrer tout de suite
dans les détails, le MET représentera toujours pour
nous:
La traversée (non pas de
Paris) de Central Park (que notre ami Karl nomma Park
Central...ceci après avoir effectué la gymnastique
suivante: en francais il faut inverser l'ordre des mots par rapport
à l'anglais...), une petite dispute (une disputinette donc)
devant le Guggenheim car ma Doud voulait inverser l'ordre
planifié (qui a dit pour une fois?) de nos visites
(l'inconsciente, elle voulait changer le plan...elle devrait
pourtant me connaitre JE NE SUPPPPPORTE PAS DE MODIFIER L'ORDRE
ETABLI). Son excuse (écoutez bien!!!): "Puisqu'on passe
devant" (quelle excuse indigne de son esprit
AntiCarthésien). Bref (comme la dispute), la force
l'emportant toujours sur la raison, à MON
unanimité (dangeureux mot qui à coup de
"H" se transforme en "Inhumanité") JE
décidai de suivre l'ingénieux plan
que J'avais MOI-MEME réalisé. Enfin le Met, c'est
surtout ce rendez-vous improbable de deux expositions temporaires:
J.TURNER, Les Superhéros...Faut-il vraiment ajouter un
commentaire? Oui. Pourquoi pas au Louvre une exposition Le Titien
(qui à dit à son pépère?) et L'ile aux
enfants....(permettez-moi de vous faire part d'une remarque de
ma Doud: " La décadence du monde dans lequel on vit me
fait penser au Déclin lde 'empire Romain"...à
méditer).
C'est donc à l'angle de la
5ème avenue et de la 82ème rue que nous entamons
notre tour des arts New yorkais.
Au menu:
Arts décoratifs
américains. Peintures et sculptures américaines.
Antiquités du Proche-Orient. Armes et armures. Arts
d'Afrique, Océanie et Amériques. Arts
asiatiques. L'institut du vêtement. Dessins et gravures.
Antiquités égyptiennes. Peintures europénnes.
Sculptures et art décoratif européens.
Antiquités grecques, étrusques et romaines. Art de
l'Islam. Collection Robert Lehman. Les bibliothèques. Art
médiéval. Art moderne. Instruments de musique.
Photographies.
Afin de ne pas frôler
l'indigestion nous avons opté pour les peintures
européennes (chauvinisme quand tu nous tiens...), Sculptures
et art décoratif européen, Dessins et gravures
(hantés que nous étions par les fantômes de
Goya!), la collection Robert Lehman, la collection d'art moderne et
bien malgrés nous (retranchés que nous étions
par une pluie ardente), nous avons gouté aux Armes et
armures (sans peur et sans reproche) ainsi qu'aux Antiquité
grecques (les vases communiquants).
Explosion de saveurs: Velazquez,
Goya, Warhol (Mao c'est tout) , Manet, Rembrandt (on l'a eu,
quand on l'a eu....), Van Gogh, Courbet (et ses belles au bois
d'Ornans... que je trouvai L'Ouche!), El Greco (de son vrai nom
Domenikos Teothokopoulos...trokoulos!), Klee, De Vinci, Stein,
Picasso, Degas (bonjour les...), David, De la Tour, Duccio
Botticelli....j'en passe (et des meilleurs?).
En guise de trou normand, nous
avions choisi la terrasse et sa vue imprenable (voir photos!!!!)
sur central park et les gratteurs de ciel
central-manhattanniens.
Bémol (oui car toute
symphonie à son bémol....vieux reste de notre
civilisation judéo-chrétienne consistant à
trouver quelques points négatifs démontrant
ainsi que seuls Dieu et moi pouvons être parfaits):
l'organisation des salles et l'exposition des tableaux dite de la
méthode "à pile ou face".
Certainement barré
par un cerveau gavé de produits issus de la
grande consommation et
vraisemblablement indifférent à ces produits
haut de gamme, j'ai trouvé que nous étions un
peu trop livrés à nous même. L'oeuvre se
suffit-elle à elle même? Oui si l'on est expert ou
amateur avéré. Non pour les novices (si ça
c'est pas de la réponse tranchée). Lorsque ma Doud
passait son temps à décorter le grain de chaque
tableau, saisir la moindre allusion, référence
légendaires, historiques et mythologiques ("t'as vu
c'est l'enlèvement des Sabines!"), je m'empiffrai de
tableaux à la sauce Barthe revisitée (j'aime, j'aime
pas, bàh, bof, pas mal....trop cool mate les seins!).
Tout de même, nous sommes
sortis du musée rassasiés avec l'impression d'avoir
participé à un repas bien arrosé...
Le MoMA:
(illustration avec cet article)
Deux mois de préparation!
Deux mois de préparation intellectuelle et physique
IN-TEN-SE afin d'être au sommet de notre forme pour le jour
J. Entrainement intense, tout d'abord foncier: gamme de fond sur
les plus grandes peintures et courants contemporains (cubisme,
fauvisme, DADA, surréaliste....), suivi de séquences
de résistance à base de fractionné: Picasso
période bleue, cubiste, Chagall 1910-1922, Fernand
Léger le "tubiste"...Nous étions fin prêts pour
ce grand jour.
Les protagonistes de la rencontre
font leur sortie du métro par la station 5Av, 53th street.
Ils effectuent en trottinant les 200 mètres "à tout
casser" (quelle belle expression`"à la con") qui les
séparent du musée. La pression est forte. Vont-ils
pouvoir la supporter? C'est parti, ils entrent sur le
terrain. L'arbitre de la rencontre sera le Balzac de Rodin.
L'objectif est affiché, los Doudos doivent au minimum "se
faire" les étages 3 et 4 quant à la direction du
musée (qui entend ne pas s'en laisser compter) affiche au
complet son effectif. Henri Rousseau dans les buts (je dois
nier....elle n'était pas évidente celle-ci), En
défense central Matisse (henri 2), Cezanne. Pierre Georges
Seurat stoppeur gauche. A droite l'excentrique Vincent Van Gogh. A
la mène, le petit génie à la palette de jeu
très étoffé, Pablo Picasso. Il est
soutenu à la récupération par la nouvelle
recrue autrichienne Gustav Klimt. Le long de ligne, le
dribbleur virtuose russe Vasily Kandisky. On retrouve le
Franco-russe Marc Chagall sur l'aile opposée. En pointe
Amadeo Modigliani fera la paire avec Fernand Léger.
C'est parti, Balzac donne le coup
d'envoi. Los Doudos s'élancent à l'assaut de la cage
d'escalier, droit vers l'exposition Peintures et sculpture. Il
tombe nez à nez avec Henri Rousseau. Houlala!
Première chaude alerte pour le portier MoMaiste
(certainement encore perdu dans ses rêves). C'est le round
d'observation les regards s'échangent (d'accord mais
celui-ci il en vaut deux) los Doudos passent en revue toute
la ligne de défense mais se heurtent au monumental
Picasso (les 2 mois zeles d'Avignon...embrasse Jean
Roucas).Contre-attaque Van gogh impose ses "oliviers" (la
foule hurle, lui ne l'entend qu'à mi-mots....). Il lance en
profondeur l'"atelier" de Matisse, qui centre vers les "trois
femmes" de Léger. Bonne défense de los Doudos. Retour
au milieu du terrain, les "trois musiciens" de Picasso font frond
(ainsi fond font frond....). Los Doudos tentent un
débordement mais ils sont bien pris par le "baigneur" de
Cezanne. Qui écarte sur Van Gogh qui s'embrouille les
pinceaux (c'est son image tout crachée...). Ce sera une
touche. Remise en jeu de los Doudos. Glenn D Lowry envoie ses
remplacants s'échauffer. Quelle réserve remarquable
Paul Klee, le trés bien vue Miró. L'international
espoir Jackson Pollock (même s'il est parfois un peu
brouillon), Le filiforme Giacometi. Que du beau Monde. Le jeu se
concentre sur le milieu. Quelle présence ce Picasso,
malgrés son manque de forme et ses pieds carrés il
est tout bonnement Omniprésent. Balzac siffle la
mi-temps.
Los Doudos rentrent au vestiaire
(et quel vestiaire). Petite particularité du stade, il
dispose de vestiaire à l'étage avec vue sur le parc
et les alentours. Le soleil est au rendez-vous. Ils se laissent
tenter par quelques menues patisseries. "C'est du grand Art, vous
féliciterez le Chef de notre part" (Répondra Doud1
après la rencontre au micro de nos confrères Moma
milla).
C'est le coeur léger mais
l'estomac remplit, qu'ils reprennent leur place sur le terrain.
C'est reparti, trouvant son jeu
trop conventionnel Glenn a fait rentrer Mark Rohko et Barnett
Newman. C'est une surprise mais ainsi il redonne simplicité
et imagination au jeu MoMAiste. Seurat et Kandisky font les
frais de ces changements (il faut dire qu'ils nétaient pas
très en vue au cour de la première mi-temps). Klimt
s'affirme en cette deuxième période. Il passe a Marc
Chagall dont c'est "l'anniversaire" aujourd´hui.
Coup de théatre, le coach
New Yorkais décide de faire entrer tout son effectif en
même temps Klee,Giacometti, Delaunay, Duchamps suivi par ses
hippiques collègues Ernst, Picabia du mouvement DADA,
Popova, Warhol, Otto Dix qui récupère seulement des
soins prodigués par le "Dr Mayer-Hermann". Magritte (une
fois), Magritte (2 fois...ciel quelle présence). Pierre
Bonnard et son "cabinet de toilette". Roy Lichtenstein et "la fille
au ballon"Los Doudos sont débordés, ils plient mais
ne rompent pas. Epuisés mais courageux, ils finissent par
atteindre leur but. Etages 3 et 4 visités, scruptés,
décortiqués.
L'arbitre siffle la fin de la
rencontre. Passage au stand pour convertir leur argent en souvenir
(d'habitude, on ne cède pas aux solilcitacions
exercées par toutes ses boutiques de souvenir à but
lucratif...mais pour une fois, en plus c'est culturel...et nous
avions tellement envie de faire saliver d'envie Julie et
Christian...).
Commentaire d'après
match:
"C'était un immense honneur
que d'avoir pu oeuvrer dans ce stade mythique."
" Nous aurions pu faire mieux mais
nous nous sommes pris les pieds dans la toile."
"Y serait pas mal celui-ci dans la
salle à manger."
" J´peux pas parler chui
trop "émue" (cherchez bien, il y a un indice dans la
phrase....).
" On l'a fait."
" Les demoiselles d'Avignon sont
envoutantes" (NDLR: Par Avignon, Picasso ne fait pas allusion
à la papale (donc foncée) ville francaise, mais
au quartier de Barcelone réputé pour ses filles de
joies....il est ludique ce petit musée, non?).
"j'ai mal aux pieds."
........
Le
Guggenheim
Je voulais voir Beckman
et j'ai vu Bourgeois.
Tu voulais voir Kandinsky
et tu as vu Bourgeois.
Il voulait voir Chagall
et il a vu Bourgeois.
Nous voulions voir Dalí
et on nous avons vu Bourgeois.
Vous vouliez voir Man Ray et vous
avez vu BourgeoisI
lls voulaient voir Dubuffet et ils
ont vu Bourgeois.
Mais....Les Bourgeois c'est comme
les cochons.....
J'aime Pas Louise Bourgeois.
Je dédie ce message à
Salomon R Guggenheim pour son intention charmante d'interdire
l'accés aux collections permanentes pour cause de
... travaux!
Conclusion:
MET, MoMA, Guggenheim...La
trilogies des étoiles.
A voir, A voir, A voir, A voir A
revoir....et Merci
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